Yunnan et Sichuan c’est fait!!!

Voila donc presque deux mois que nous sommes en Chine. Et pour la faire simple: Internet c’est complique parceque police, gouvernement, bureau de la securitee publique, liberte d’expression tout ca… C’est donc la raison pour laquelle nous n’avons que peu publie ces derniers temps.

Nous sommes entrees en Chine par le Yunnan. C’est une region montagneuse que nous avons traverse dans le sens sud-nord. C’est beau assez authentique et relativement preserve.

Les villes, comme ici Mengzi, sont souvent surprenentes et agreables.

Fait marquant de cette remontee: quelques 10 000 metres de denivelee positif dont un col a 3300m d’altitude sur de la piste caillouteuse le lendemain d’une nuit gris claire (pas completement blanche) sous la tente dans le froid… mais le spectacle fut a la hauteur.

Autre detail de taille: nous avons apris qu’il ne nous serait pas possible de traverser le Tibet.  » Forget about Tibet » nous a t-on dit, comme un coup de poing, comme 1500Km de plus, comme la fin d’un reve… Alle on digere et on reprends la route vers le nord. 

S’en est donc suivi le Sichuan, moins marquant tant physiquement que sur le plan des decouvertes. Quelques instants celestes eclaireront cependant ces 1000 Km de traversee sous la grisaille.

Au dela des montagnes, le Vietnam.

Des étapes difficiles, sur de la piste mauvaise, defoncée, qui grimpe au bord du paysage devasté du  »projet hydroelectrique NT2 », grandes retenues d’eau insane ou achève de pourrir une forêt d’arbres morts, et nous voici dans les montagnes du centre Laos. Une sensation de froid que l’on n’avait connue depuis longtemps nous saisit. Laksao, ville comme un vieux western poussiereux, puis c’est une route humide, que fouette un vent froid, bientot noyée par la brume : on approche de Cau treo, frontière du Vietnam. Là dans ce decor baroque, jungle vaporeuse etranglant le fin tracé d’une route penible, nous faisons figures d’insectes ridicules, face aux enormes camions de livraison. Un backshish et un coup de tampon plus tard, nous voici officiellement au Vietnam, troisieme frontiere franchie. Commence alors une descente aux enfers, la route qui devale la montagne est maintenant plongée dans un epais brouillard. On ne voit plus à dix mètres devant nous et il faut pourtant avancer, pour ne pas subir la morsure du froid. On se lance en roues libres, les mains crispées sur les freins, redoutant les camions qui nous frôlent et les chutes de pierres. Et bientot, un premier accident : un des camions est couché dans un virage en épingle, visiblement abandonné. On continue, dans cette atmosphère de désastre. Quelques kilometres plus bas un second camion accidenté, dans les mêmes circonstances. On ne sait combien de temps tout ça va durer. Et soudain, au detour d’un virage j’aperçois au loin cette masse enorme, et je devine avant même de comprendre : cet enorme camion est en déséquilibre. Encore immobile je le sens presqu’imperceptiblement se pencher, et le voila qui se retourne, dans un grand fracas de fer. J’entends la cabine s’ecraser sur le bitume et je songe au chauffeur qui est peut-etre a l’interieur. Vincent assiste a la fin de la scene, alors que je suis en train de courir vers le camion ; mais deja l’essence jaillit des reservoirs et Il me crie : -‘’Cam, faut se barrer, ça peut peter !’’, il a raison, et au moment ou il prononce ces mots deux types surgissent du désastre. On contourne la carcasse , pedalant quelques instant dans une mare de gasoil, avant de constater qu’il n’y avait personne dans la cabine au moment du crash. Tout le monde est sauf. On boucle les derniers km un peu secoués, et c’est enfin le reconfort d’un premier ‘’Pho’’, soupe vietnamienne. Les jours qui suivent ce sont de belles etapes dans cette campagne evanescente, petits bourgs aux contours vagues dans la brume omnipresente. Clochers d’eglises perdues aux pieds des montagnes dans le lointain. Puis les grandes villes, ou les touristes sont si rares qu’on est l’attraction du moment. Tay son, Vinh, Den Chau, Than Hoa, Ninh Binh et enfin Hanoi, la grande capitale chaotique, polluée et impraticable, ou l’argent règne en maître. Ici on se pose quelques jours, le temps de se reposer les jambes, d’accomplir les penibles formalités d’obtention du visa pour la Chine, et de se preparer à affronter cet immense territoire, plongé dans le froid.

 

 

 

On the road again

Apres deux mois de mission a Siem Reap, nous voici de nouveau sur la route. On perd vite nos habitudes de sedentaires (confort, proprete…) pour retrouver ce sentiment grisant des etapes a franchir, de la fatigue, des villes inconnues … le corps souffre un peu les premiers jours, mais c’est salutaire. Apres Kampong Kdei et Kampong Thom la troisieme etape c’est un bled du bout du monde, Kampong Putrea. Improbable village comme honteusement cache derriere les tranchees qu’ont laisse apres eux les bulldosers qui ravagent la foret sur des kms. Pas un resto, pas un hotel ou un semblant de gite. On fini par obtenir l’autorisation de monter la tente dans le sous sol d’une pagode…Une nuit memorable, berces par les grognements de porcs, et de nouveau la route : de la mauvaise piste cette fois, sur 12Okm qui nous menent au bord du Mekong. On se fait une place avec nos velos sur une barque deja surchargee et nous voila traversant le fleuve mythique pour rejoindre Stung Treng, derniere etape avant le Laos…

De Battambang a Siem Reap

Une photo qui fera probablement partie de notre serie :  »Velos d’Asie », un projet en cours…

Monks se lavant dans un lac en peripherie de Sisophon.

Malgre les inondations, a Sisophon les gens gardent le sourire…

Une barque sur le lac Tonle Sap, la mere nourriciere du pays.                                        Temples d’Angor, au fisheye.

Ces dernieres photos sont du lac Tonle sap, particulierement etendu cette annee en raison d’une exeptionnellement longue saison des pluies…2700km carres en saison seche, sa superficie se multiplie par six quand viennent les pluies. Le lac Tonle sap est le plus grand reservoir d’eau douce en Asie du sud est. Une riviere le relie au mythique Mekong…

On avance…

Le rickshaw de Falk, anne-gersande et leurs enfants, en route pour une mission a banteay chmar, pour le compte de l’association  »les enfants du mekong ». Falk est l’auteur de  »La route des steppes, 22000Km en 4L a travers l’asie centrale » editions les presses de la renaissance, 2006.

 

 

 »Water festival » a Battambang

80km environ separent Pailin de Battambang. On se depeche pour arriver tot et assister aux festivites du  »water festival ». Pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance la ville nous accueille dans un enorme orage…

Mais c’est a la tombee de la nuit que la fete commence..

Le lendemain…